Le spécialiste du voyage responsable

Beau livre "Road Book", de Veronique Durruty

Un patchwork cousu avec photographies, écrits personnels, morceaux de carnets de voyage, illustrations au crayon et articles de fond tirés du Courrier International. Éclectique, électrique, évocateur.

Véronique Durruty est auteur et photographe et a parcouru plus de 80 pays en 20 années de pérégrinations. De ses voyages au bout du monde, elle a ramené des carnets noircis d’impressions, de petits dessins, de collages de tickets, de végétaux et autres souvenirs. Beaucoup de photos aussi. En compilant tout cela dans un ouvrage grand format de plus de 300 pages, Road Book, les éditions La Martinière, en collaboration avec l’agence Voyageurs du Monde, ont publié un recueil magnifique qui doit tout à l’oeil et à la subjectivité de son auteur.

L’album se découpe en trois voyages distincts : de Paris à Athènes pour le premier, qui nous conduit à travers l’Europe, le Maghreb et les confins de l’Afrique noire. D’Istanbul à Kupang pour le second, qui traverse le Moyen-Orient, l’Inde et l’Asie du Sud-Est avant de remonter vers la Russie et la Sibérie. Et le dernier, de Sydney à Bruxelles, explore l’Océanie, l’Amérique sur toute sa longueur avant de rentrer au bercail via les pays nordiques

De ces trois boucles que Véronique a réalisé seule, en couple, avec un ami ou en famille, il reste aujourd’hui de touchants visages dont l’émotion transparait à travers le papier glacé, des paysages à couper le souffle qui nous font prendre conscience de la grandeur de Dame Nature, des scènes de vie agitées, prises sur le vif, des détails qui font l’ambiance d’un lieu et restent gravés en nous des années durant sans que l’on sache vraiment pourquoi notre subconscient a conservé cette image et pas une autre. Et puis des anecdotes aussi, qui nous font tour à tour sourire ou nous étonnent, comme lorsque l’on lit qu’en Malaisie, au coeur du Taman Negara, la plus vieille forêt primaire au monde, Véronique a dû grimper dans un arbre pour échapper à la faune sauvage une fois la nuit tombée avant d’être délogée de son perchoir par un aborigène du coin qui s’est bien ri de la froussarde !

Ouvrir Road Book, c’est s’ouvrir à la beauté créatrice d’une femme émue par le monde, c’est s’imaginer à notre tour dans la peau d’un baroudeur, c’est parcourir le lointain depuis chez soi. Et entrecouper ce doux rêve de morceaux de réalité grâce à des escales durant lesquelles on lit le Courrier International

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