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Maroantsetra Cap sur l’ecolodge de Masoala, paradis caché de Madagascar

Niché au bout d’un cap situé à l’extrême Est de Madagascar, l’ecolodge du Cap de Masoala est l’un des cinq établissements pensés par Luc, un vrai amoureux du pays qu’il appelle son île. Entre forêt tropicale humide et lagon paradisiaque, vivez une plongée au cœur d’une expérience humaine dans les profondeurs de l’Ile Rouge.

Si l’on se fie aux paroles de Luc, se rendre à l’écolodge Masoala c’est un peu comme aller au paradis. Un paradis oui, mais seulement accessible aux plus intrépides ! « Il faut compter cinq jours de marche pour venir à pied » annonce d’emblée le propriétaire des lieux, « par la mer il faut quelques heures pour parcourir 100 km. Un trajet que nous mettons à profit : la dernière fois nous avons laissé traîner des lignes et nous avons pêché 17 kg de poisson ». Une entrée en matière des plus agréables.

Au cœur de la dernière grande forêt tropicale malgache

« J’ai voulu créer un espace unique, un lodge situé à l’orée de la dernière grande forêt tropicale humide du pays et d’un lagon protégé au coeur d’un parc national » explique Luc. Parce que vivre au plus près de la population a toujours été une évidence, l’établissement se trouve entre l’école et la plage des pêcheurs.

Construits en matériaux locaux, sans une once de béton, les cinq bungalows, dont deux pour quatre personnes sont alimentés par l’énergie solaire. Au programme, une immersion en pleine nature, mais aussi au plus près des Malgaches.

Ainsi les employés habitent avec leurs familles dans des constructions identiques à celles des clients « il n’y a pas de différence, clients et employés se mêlent » poursuit Luc qui aime à comparer le lodge à un petit village. Les clés ont depuis longtemps été oubliées, « les employés sont nos anges gardiens ». Au coeur de ce charmant village, trois bungalows doubles et deux simples accueillent les visiteurs dans un océan de quiétude. Construits en bois, ils disposent tous d’une terrasse privative ouverte sur le jardin verdoyant où il fait bon faire la sieste à l’ombre des palmiers.

Vivre avec les éléments

« L’eau est très bonne, mais elle est aussi très rare. Si l’on adopte des comportements adéquats l’alimentation en eau ne pose pas de problème » poursuit Luc, « il y a 1 000 habitants sur la baie alors il faut se montrer économe à chaque instant ». On oublie les douches à l’italienne, ici  la douche individuelle se prend en plein air avec de l’eau fraîche.

Pour réduire encore un peu plus son impact sur l’environnement, les gestes écologiques sont quotidiens. Côté lessive, une recette maison  un mélange de savon de Marseille et d’ylang-ylang permet d’éviter les poudres industrielles. Il va sans dire que l’eau de la lessive peut être rejetée dans le sable. Avec de la poudre de coraux morts remplaçant la sciure de bois, même les toilettes sèches sont innovantes. « Avec tous ces petits ajustements on vit de manière confortable » s’amuse Luc.

Activités ecotouristiques et lutte contre la déforestation

Plongée au tuba, sorties en kayak de mer biplaces avec un guide confirmé ou trekkings allant de quatre jours à quatorze jours pour faire le tour complet de la péninsule au coeur de la forêt humide sont quelques-une des activités peu énergivores, idéales à pratiquer dans une démarche écotouristique. Le lagon protégé de Masoala est un lieu parfait pour découvrir la pratique de la voile ou de la pagaie. Une excursion de quatre à six jours peut être envisagée pour parcourir les 100km qui séparent le lodge de la ville de Maroantsetra.

 « Le problème numéro un à Madagascar c’est la déforestation et à ce rythme-là il n’y en a plus que pour vingt ans » lance Luc, alarmé par l’avancée grandissante du phénomène sur l’île qui abrite 80 % d’espèces d’arbres endémiques.

Alors comment peut-on lutter à si petite échelle ? Las de tenter d’alerter les pouvoirs publics ou les associations de défense de la nature, ce dernier a décidé de passer à l’action. « Puisque l’on arrache des arbres, il n’est jamais trop tôt pour en replanter ». Le lodge abrite ainsi une pépinière et consacre un budget de 3 000 € par an à un programme qui salarie 5 personnes. « Les retombées positives du tourisme sur l’environnement c’est exactement ça » conclut Luc qui propose bien évidemment à chaque visiteur de venir choisir et planter lui-même un arbre.

Ecolodge de Cap Masoala
Cap Masoala, Cap Masoala, Parc National Masoala, Madagascar
Email : Contact via leur site Internet
Tarifs : 33€ pour deux
ARTICLE ÉCRIT PAR :
Rédactrice Voyage / Photographe le
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ecolodge Masoala
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