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Siné Saloum "Niombato", campement solidaire au beau milieu de la mangrove

Si l’idée de participer à un beau projet de développement local au Sénégal vous tente, le campement du Niombato dans le parc national du Siné Saloum vous est destiné. Voyageurs ornithophiles de tous les pays, amoureux de la nature, de la mer et des belles rencontres, unissez-vous !

Comme le narrateur inconnu du Lion de Joseph Kessel, qui s’immerge dans un parc national et s’émerveille devant la faune et la flore sauvage du Kenya, découvrez une région non moins magnifique, sinon encore plus belle, le Siné Saloum au Sud de Dakar. Ce parc national inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco depuis 2011 est tout simplement un des écosystèmes les plus riches d’Afrique. Les fleuves Siné et Saloum s’y rejoignent pour ne faire qu’un. Ici, on vit au plus proche des populations locales et on prend part au beau développement du village de Sandicoly, 800 âmes, mené par la fondatrice du campement il y a huit ans, Claudine Weith. Le Niombato, qui accueille jusqu’à douze personnes pendant la saison sèche de novembre à juin, est situé sur un terrain de deux hectares juste en bordure d’un bras de mer. C’est l’énergie solaire qui fournit l’électricité dans tout le campement. L’ambiance familiale qui y règne est idéale pour se sentir à la maison malgré le dépaysement. Après moult activités - kayak, pêche, promenades, visite des villages dans la brousse - le généreux jardin du Niombato et ses hamacs sauront vous remettre d’aplomb pour vivre à fond votre séjour.

Piafs, percu et autres délices

Claudine Weith vous livrera tous les secrets de nos amis à plumes car elle est passionnée d’ornithologie. De la terrasse, on observe très bien la multitude d’oiseaux qui vit dans la mangrove. C’est un inventaire à la Prévert qu’il faudrait pour énumérer tous leurs noms. Gonolec de Barbarie, perruches, soulmangas, calaos, aigrettes ardoisées et guêpiers nains chantent toute la journée. La magie opère dès le matin, quand le bulbul des jardins vient vous tirer de votre sommeil. On pense à Noé et son arche. Ce qui peut se comprendre dans un cadre aussi sauvage. Vous pourrez même apercevoir des babouins, ou des patas, au poil plus roux, que l’on appelle aussi singe pleureur. Des primates dont la vitesse de pointe atteint jusqu’à 55km/h ! Pour le reste, les dauphins, les lamentins et les tortues jouent à cache-cache entre les branches des milliers de palétuviers. Toute la vie économique locale est liée à la mer et à ses innombrables bras, les bolongs (chenaux d’eau salée) qui s’avancent dans ce delta de plus de 76 000 hectares, dont 59 000 de forêts classées. Les femmes vendent le poisson que les hommes ont pêché, elles ramassent les coquillages qu’elles iront vendre plus tard au marché. Sandicoly n’est qu’à 500 mètres du campement et ici, les gens mettent rapidement un nom sur les visages. Il est courant de s’essayer aux danses locales, sur un rythme de djembé, de se faire accueillir par des enfants curieux ou d’essayer des boubous multicolores. Et quoi de plus réconfortant après toutes ces découvertes de goûter et de partager un bon repas avec le délicieux plat national, le thiéboudiène (ceebu jën en sérère, la langue majoritaire du Siné Saloum), un plat préparé avec du riz, du poisson, du manioc, du chou, des carottes, des aubergines et de la sauce tomate. Le thiéboudiène est aussi le nom du plat commun dans lequel tout le monde mangera.

Vous l’aurez compris, en quelques jours l’immersion est totale.

Développer sans assister

Pour chaque vacancier qui séjourne au Niombato, 50 euros (32 500 francs CFA) sont reversés pour mener à terme différents projets. Comme la création d’une mutuelle de santé pour rembourser la moitié des frais des villageois qui doivent se faire hospitaliser, équiper les cases du village avec des seaux pour faciliter le tri sélectif et acheter un moteur tout neuf pour le moulin à farine.

Claudine Weith est une infirmière à la retraite qui a toujours voyagé en Afrique. Protestante croyante – mais non pratiquante – elle se lance dans le tourisme solidaire dans le Siné Saloum et convainc le directeur de Croq’nature, acteur français du tourisme solidaire depuis 28 ans, d’inscrire son campement dans le catalogue. Elle qui partage son temps entre le Sénégal et le Gers ne supporte pas l’idée d’assistance. Depuis la fondation du Niombato, elle partage son expérience et sa philosophie avec les gens qui viennent au Siné Saloum. Elle continue de soigner gratuitement ceux qui se présentent à elle pour un pansement ou autre tourment. C’est l’Homme qui est au cœur du projet. La volonté d’échanger et d’améliorer les conditions de vie locales grâce au tourisme animent le campement Niombato. Claudine passera bientôt le relai à Viviane, une jeune chrétienne. Car Claudine le concède, "dans ce pays où les chrétiens sont minoritaires, ils ont un devoir supplémentaire d’exemplarité."

Au Niombato, on peut simplement se loger et mener sa barque en journée, mais il existe aussi différents circuits pour satisfaire le plus grand nombre. Un pour les amoureux des oiseaux, qui seront comblés (à partir de 560 euros), un autre tourné vers la culture locale, avec danse et djembé au programme pour ceux qui ont la musique dans la peau (à partir de 490 euros), un autre encore vous immergera dans la brousse pour partir à la découverte des villages du parc. Enfin un dernier met un point d’honneur à explorer en pirogue et en kayak le cœur de la mangrove (à partir de 490 euros). Tous permettront d’appréhender de manière engagée la vie quotidienne au Sénégal dans une région exceptionnelle.


Campement du Niombato

Claudine Weith
Sandicoly, CR Toubacouta – Sénégal
Email : claudine-weith@hotmail.fr
Tel Sénégal : (00221) 764670967
Tel France : (0033) 562665017
Tarifs : Hébergement en pension complète 7 jours/6 nuits à partir de 296 €
Pour vous y rendre :
vols aller-retour quotidiens Paris/Dakar, puis 5h de taxi-brousse commandé par Claudine pour un total de 100 € à partager entre les voyageurs (7 pers. maximum).

ARTICLE ÉCRIT PAR :
Maxime Lancien le
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Le Campement du Niombato, installé en pleine mangrove - Sandicoly, Siné Saloum, Sénégal
L'équipe du campement du Niombato dont Claudine Weith, la fondatrice - Sandicoly, Siné Saloum, Sénégal
Hamacs pour le repos - Campement du Niombato - Sandicoly, Siné Saloum, Sénégal
Patio fleuri - Campement du Niombato - Sandicoly, Siné Saloum, Sénégal
Le patio invite à la détente - Campement du Niombato - Sandicoly, Siné Saloum, Sénégal
Une des chambres au confort simple du campement du Niombato - Sandicoly, Siné Saloum, Sénégal
Patas - Campement du Niombato - Siné Saloum, Sénégal
Oiseau - Campement du Niombato - Siné Saloum, Sénégal
Sortie en kayak dans la mangrove - Campement du Niombato - Siné Saloum, Sénégal
Avocettes - Campement du Niombato - Siné Saloum, Sénégal
Commentaires
  • cenier guy 17/01/2018 à 15:58

    je viens de passer 10 jours inoubliables dans votre camps ,vous avez des gens superbes pour s occuper de nous , nous avons ete dans la brousse ce qui ma reporte dans mon enfance ( j ai 70 ans ) car nous n ont plus n avions ni l eau ,l electricité;les toilettes mais des villageois d une gentilesse extrème et des enfants superbes . nous avons fait un bivouac qui m a enchanté et avec un guide ,mamadou qui est un grand professionel et d une tres grande gentillesse . c est un voyage qui donne envie d y retourner.surtout ne pas croire au message d une certaine babeth tout ce qu elle dit est faut elle a ete d une incorrection totale ; en résumé moi guy,ma soeur francoise et son mari denis avons été enchanté

  • Caboulet Martine 31/03/2016 à 10:24

    Accueil chaleureux au campement par Claudine et Eric. Endroit enchanteur, chambre et salle de bain très jolies, spacieuses, confortables et bien protégées par des moustiquaires. Claudine nous avait concocté un séjour au plus près de nos souhaits. Découverte : - de la brousse, de villages de brousse et de leurs habitants dont nous avons pu partager la vie quotidienne (femmes à la cuisine, à la lessive, au jardin,.., forgeron, dinandier, potière etc..),.. et leurs succulents repas. Et même deux mariages Quel accueil !!. quel bonheur. !!! - des marchés authentiques Tout cela accompagné, d'un guide adorable, attentionné et passionnant, toujours prêt à nous expliquer la vie de son pays, sa culture, la faune, la flore, à nous ramasser pommes de cajou et à nous faire griller les noix (hummmmmm),..et même à réparer un appareil photo tombé dans le sable !!!.....(Sonar à des solutions pour tout), et d'un charretier authentique et bon enfant - de centaines d'oiseaux plus colorés et magnifiques les uns que les autres, grâce à un guide ornithologue extraordinaire.... et très patient - la mangrove en pirogue et en kayac, et là encore ses oiseaux. - un bivouac sur l'ile au coquillage et ses baobabs et le reposoir des oiseaux.... envoutant - les balades à pied et en charrette à ânes Immersion totale .... on en redemande. D'ailleurs j'envisage d'y repartir en janvier prochain dans le cadre du projet de la construction d'une école maternelle, pilotée par Claudine. Vraiment dommage que les insécurités des pays voisins, qui ne concernent vraiment pas le Sénégal, pays calme et serein, freinent les voyageurs qui sont si bien reçus et si heureux. N'hésitez pas ce pays est une merveille, et l'accueil émouvant.

  • CUENIN Sibylle 05/01/2016 à 08:57

    Bonjour, j'ai passé 10 jours magiques chez Claudine au Campement Niombato. Ayant choisi le séjour ornitho, j'étais tous les jours dans la brousse ou dans la mangrove, en charrette, à pied, en kayak ou en pirogue. J'ai vu tous les jours de nouvelles espèces d'oiseaux, les uns plus colorés que les autres, certains rares et beaucoup de rapaces dont l'Aigle ravisseur. Le campement étant situé à quelques centaines de mètres de Sandicoly, j'ai cotôyé les gens du village, rendu visite au chef du village, à l'imam, à l'école, participle à des repas et à des fêtes du village comme un baptême ou un mariage par exemple, où le chant, la danse et les percussions sont omniprésents. Côté logement, le gite de Claudine est tout simplement magnifique, situé dans la broussé et entouré d'une vegetation luxuriante (manguiers, anarcadiers, baobabs, acacias, etc). La chambre, immense et décorée avec beaucoup de gout, fraiche grâce à un système ingénieux de ventilation naturelle. La nourriture : produits locaux frais, beaucoup de poisson et crustacés, variée, très bien cuisinée. Voilà, si vous voulez vivre le vrai Senegal en-dehors des sentiers battus, c'est chez Claudine qu'il faut aller. Sibylle