Tourisme de masse

Glossaire

Par Babel Voyages

Posté le 21 avril 2021

Première industrie mondiale, le tourisme engendre des richesses économiques dans les pays du monde entier. En 2019, l'OMT (Organisation mondiale du Tourisme) a enregistré 1,5 milliard d'arrivées de touristes internationaux à l’échelle mondiale. Si le tourisme de masse peut participer au développement économique des pays, il peut aussi avoir des effets néfastes sur les villes, les populations, l’environnement… La contrepartie en vaut-elle vraiment la chandelle ? Face au trop-plein de touristes, que faire ?


D’après l’OMT (Organisation mondiale du Tourisme), « 95 % des touristes mondiaux se concentrent sur moins de 5 % des terres émergées ». Ces chiffres sont révélateurs de ce qu’est le tourisme de masse. Aujourd’hui, nous sommes nombreux à choisir les mêmes destinations et à partir toujours plus pour étancher notre soif de voyage. Un choix qui a des effets néfastes sur les territoires, mais aussi les populations qui y vivent et les espaces naturels.

Le tourisme de masse est un concept apparu dans les années 1960 avec la généralisation des congés payés, et s’est poursuivi par la suite avec la démocratisation des transports aériens, l'accès du plus grand nombre aux vacances, l’attractivité des prix des logements... Aujourd’hui le tourisme de masse est présent des temples cambodgiens d’Angkor aux grands parcs nationaux nord-américains, en passant par les grandes villes européennes comme Paris, Barcelone ou encore Venise.

Tourisme de masse et conséquences

Le tourisme de masse est avant tout un vrai désastre pour l’environnement, les espaces naturels, mais aussi le patrimoine culturel. Des sites sont aujourd'hui menacés, comme les tombeaux d’Égypte, le Macchu Picchu, l'île de Pâques, les temples d'Angkor, l'Everest, le Kilimandjaro, le Mont Blanc ou encore les Galapagos.

Il est aussi un désastre pour les populations locales. Barcelone, Venise (trente millions de visiteurs - pour 55 000 habitants - ont déferlé en 2019), Dubrovnik ou Paris voient défiler des millions de visiteurs par an au point que ses habitants ne se sentent plus chez eux. À cause de la flambée des prix de l’immobilier due à l’accroissement du tourisme, ils désertent les grandes villes, les centres, incapables de se loger. Les commerces de proximité ferment remplacés par des boutiques touristiques, les transports en commun sont engorgés, le patrimoine se dégrade... À l’échelle mondiale, le tourisme de masse pollue la planète (avions, paquebots de croisière). Et il est aussi un danger pour les espèces animales, notamment les selfies qui mettent des animaux sauvages en danger.

Assiste-ton aujourd’hui à la fin du tourisme de masse ?

Pour beaucoup, impossible de se passer de voyager. Alors pour continuer, il faut repenser notre manière de le faire, s’y prendre autrement et adopter un comportement plus durable. Par exemple, partez hors-saison et pensez au vélo ou au bus, évitez les zones urbaines, les grandes villes, choisissez des destinations moins populaires, moins connues… Pour éviter le tourisme de masse, les lieux bondés de monde, tournez-vous vers l’éco-tourisme, un tourisme authentique et pensé dans le respect de l’environnement, des populations locales et de la découverte de la nature.